#1 – Diversité culturelle et culture de la diversité

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Cette formule empruntée à Ricard Zapata-Barrero convoque d’emblée la possibilité d’une lecture qui dérange, interroge et surprend. Si la diversité culturelle est reconnue au niveau mondial depuis la déclaration de l’UNESCO en 2001 comme « un patrimoine commun de l’humanité aussi nécessaire pour le genre humain que la biodiversité dans l’ordre du vivant », elle est souvent lue au Québec à la fois comme une pluralité ethnoculturelle et comme une offre culturelle et artistique dont les artistes dits de la diversité et majoritairement issus de l’immigration font partie. La grille de lecture s’arrête souvent là et concentre l’imaginaire collectif ici : la diversité, c’est l’Autre.

Pour aller plus loin et procéder au retournement de lecture, il faut saisir l’idée que l’expression artistique autochtone ou celle d’un artiste du Saguenay propose une offre culturelle qui fait partie du patrimoine culturel de la société québécoise au même titre qu’une œuvre réalisée par un artiste vénézuélien résident permanent du Québec. Entendue comme telle, cette pensée élargit immédiatement la vision de cette diversité culturelle : l’héritage et le patrimoine commun appartiennent à « Nous-Autres » et non plus à l’Autre, estampillé « diversité ». L’interculturel apparaît et agit. Dès lors, la possibilité de réfléchir en terme de culture de la Diversité avec un grand D s’impose. C’est en ces termes qu’il faut désormais réfléchir pour mieux s’ouvrir, pour mieux inclure et non plus nommer une diversité qui ne nous concernerait pas. On peut toujours nommer un aveugle « mal-voyant», cela ne le rend pas moins aveugle. Sortons des sentiers de cet « autre différent » pour entrer dans le champ du « être différent(s) ensemble ». Le défi est de taille mais le jeu mérite d’être joué. C’est comme cela que l’identité collective se construira dans et par le respect de la créativité humaine tant plurielle qu’indivisible.

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